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Roppentzwiller,
d'Hier à Aujourd'hui

                                                         
                                             

     Le nom du village d’origine germanique pourrait remonter au début du 7ème siècle. Weiler= hameau ou village, Ropert ou Ratbert= nom d’un chef de tribu, ce qui signifie «Village de Robert ». Ces anciennes dénominations, trouvées dans des documents, ont changées à travers les siècles :
 
ROPERTZWILR 1290
RAPRECHTZWILR 1394
RAPPOLTZWILR 1402
RAPERSWILR 1421
RAPPENTZWILR 1460
ROPPENSCHWILR 1479
ROPPERSWYLER 1540
RAPPOLTSWEYLER 1568
RAPOLSWILER 1576
ROBORITSWEYLER 1651
 
 
L’éléphant de Roppentzwiller

Roppentzwiller a attiré l’attention des géologues, en raison de ses gisements de travertins calcaires. Dans ce calcaire fossilifère on trouve de nombreux gastéropodes de miocène, subdivision de l’ère tertiaire, tel que : Helix ramondi, Hélicodonta sublenticula, Cépae rugulosa, Plebecula ramondi et autres. Dans l’épaisse couche de cailloutis, graviers d’origine alpine, déposée par l’ancêtre du Rhin qui coulait encore vers l’ouest, on a trouvé des galets jusqu’à 48 cm de long. En 1891, un fragment, long de 50 cm d’une défense d’éléphant fut découvert sur la rive de l’Ill près du « Kechgraben ». S’agissait-il d’un Elephas antiquus ou d’un Elephas primigenus ? Les archéologues n’osaient pas se prononcer et on se pose la question si l’éléphant de Roppentzwiller doit être mis en rapport avec les outils en pierre du paléolithique, trouvé dans la région et dans le village même.

Première mention du village

Dans le « livre rouge du couvent de Gnadenthal », conservé aux archives de Bâle, daté de 1290, figure la mention : « Vogt von Roperzwiler ». Roppentzwiller faisait également partie du « Meiertum von Grentzingen » de la Seigneurie des Comtes de Ferrette.
On ne connaît pas le sort des villageois de Roppentzwiller, lorsque les Bâlois incendièrent ou détruirent les villages voisins de Durmenach et Waldighoffen en 1354 et 1445.

Evolution de l’Urbanisme et prémices de l’aventure industrielle

Implantée sur le « Herrenweg » ancienne voie romaine et aujourd’hui rue Principale, l’urbanisme de ROPPENTZWILLER comprenait au premier recensement connu (daté de 1592), 26 fermes. Il n’y avait pas de taverne, mais deux Moulins (dont un appelé « Rüfer Muhlin » qui appartenaient à Emmanuel de Ramstein), et certains textes font référence à une chapelle.
Les différentes archives consultées nous renseignent sur les chapelles et églises. Il s’avèrent que sur le cadastre de 1826, le lieu de culte n’est pas tout à fait implanté au même endroit qu’aujourd’hui et sa représentation correspond d’avantage aux proportions d’une chapelle que celle d’une église. Celle-ci est orientée sur l’axe nord-sud, le cimetière situé sur son flanc Est semble ceinturé d’un mur ou d’un muret. (L’église actuelle dédiée à St Jean Baptiste, construite de 1873 à 1875 est implantée un peu plus en hauteur, le long de la rue Principale et parallèle à celle-ci, orientée Est-Ouest.)

En 1636, durant la Guerre de Trente Ans, Roppentzwiller ne pouvait pas fournir la 9ème gerbe de froment à l’«Amt » de Landser, car le village avait subi plusieurs pillages par les troupes autrichiennes. Il ne restait que peu d’habitants après le Traité de Westphalie en 1648 et les troubles de la fronde et l’invasion des Lorrains laissaient planer l’insécurité sur la Région. En 1652, on signale que les enfants de Roppentzwiller, Steinsoultz et Waldighoffen furent baptisés à Luppach, vu les temps rendus incertains par l’invasion des soudards lorrains.
En 1702, Roppentzwiller paya pour la première fois la dîme des pommes de terre, tandis que d’autres villages n’en furent redevables qu’après 1760.
C’est en 1737 que commence l’aventure industrielle de la localité : Emmanuel STICKELBERGER de Bâle fondait un Moulin à papier. Lorsque le moulin fut transformé en papeterie, la Seigneurie imposa au fabricant l’obligation d’exécuter tous les papiers aux armes des Mazarin.
En 1763, l’implantation du Moulin entraîne l’accroissement du village et on dénombre 42 « feux » (habitants). La papeterie était passée entre temps aux mains de Gaspard OEHL et puis en 1772, en association avec Jean OEHL qui devint seul propriétaire. Elle fut vendue en 1797 à Jean-Jacques TOURNISSEN, imprimeur-libraire à Bâle.

L’importance de l’Ill

A la lecture du cadastre de 1826, il est d’emblée remarquable que la commune est divisée en 2 parties par une limite naturelle, l’Ill.
Les nombreuses inondations et débordements de la rivière causés par la retenue d’eau du canal d’alimentation du moulin ont obligé les habitants à ne pas s’installer le long des berges (zones inondables).
Nous pouvons dire qu’au 19ème siècle nous avions en quelques sortes ROPPENTZWILLER LE HAUT et ROPPENTZWILLER LE BAS, organisation urbanistique courante dans le Sundgau.

ROPPENTZWILLER au 19ème siècle

Marquée par les privations et impositions dues aux campagnes menées par Napoléon, la population fut affligée de diverses maladies. Pendant l’invasion des troupes ennemies, un terrible fléau s’abattit sur la population. Un genre de peste décima sérieusement durant 2 mois les habitants en 1814.

Au début du siècle la population ne vivait pratiquement que des ressources de l’agriculture. Cette agriculture ne disposant pas de machines, exigeait une main d’œuvre nombreuse. Il y avait des agriculteurs-propriétaires qui occupaient outre les membres de leurs familles, des domestiques et des personnes ne possédant aucun bien.
On y cultivait du froment et de l’épeautre (une variété de blé robuste), de l’orge, de l’avoine, du seigle, du chanvre, des betteraves, des pommes de terre et quelques vignes, mais de qualité médiocre.
La terre était morcelée à l’infini ; en 1831, les 415 hectares du ban communal de Roppentzwiller étaient partagés en plus de 2900 parcelles !

Misère et Famine

La population connut également la misère suite aux mauvaises récoltes et aux catastrophes naturelles, surtout durant l’hiver sibérien en 1829 qui dura 6 mois et où les légumes, les pommes de terre et le vin gelaient dans les caves.

Outre quelques maisons en pierre, la plupart des constructions étaient en bois couvertes de paille. Les incendies étaient nombreux et c’est le 20 mars 1843, que le conseil municipal de Roppentzwiller approuva la proposition préfectorale de défendre à l’avenir les constructions avec des toits de chaume.

Au début du 19ème siècle, l’industrie faisait défaut dans les deux villages de Steinsoultz et Waldighoffen, et beaucoup d’habitants se livraient à la contrebande. Les marchandises introduites de la Suisse étaient surtout le café et le tabac.

En 1804, le moulin de Roppentzwiller fut acheté par Jean ZUBER qui possédait déjà une fabrique de papiers peints à Rixheim. Cette papeterie, seule industrie de la région, n’apportait que très peu d’amélioration à la population. Il n’y avait aucun commerce important à cette époque et sur la liste électorale de 1817, pour l’élection des députés sur laquelle ne figuraient que les citoyens payant 300 francs de contributions directes, seul le meunier de Roppentzwiller était inscrit.

En plus de la pauvreté, les habitants possédaient une très mauvaise réputation. Le fait de pratiquer la contrebande leur attirait des ennuis avec les autorités. Ne voyant pas d’issue à cette misérable situation, une grande majorité de la population avait recours à tous les moyens pour se procurer à manger. En août 1843, la municipalité de Roppentzwiller instaura une garde, en plus du garde champêtre (d’une vingtaine de personnes, en général des propriétaires) chargée d’être vigilant contre les vols de fruit, de légumes et autres denrées. Ces personnes étaient chargées de surveiller surtout la nuit entre 20 heures et 5 heures du matin. En 1846, le nombre des surveillants fut même porté à 34 personnes. Cette équipe fut reconduite chaque année et le roulement établi en 1852 désignait 4 personnes pour la tournée journalière.

De la papeterie au tissage : enfin l’expansion

En 1845, les machines et appareils de la papeterie mécanique d’Amadéé RIEDER furent transférés de Roppentzwiller à L’Ile-Napoléon, siège des papeteries ZUBER-RIEDER. La papeterie désaffectée fut louée à SCHLUMBERGER–STEINER qui la transforma en tissage mécanique. A partir de 1850, cette usine connut une forte expansion.

La municipalité de Roppentzwiller, qui avait des problèmes financiers pour agrandir la maison d’école, mentionnait en 1851 que l’« usine attire une population flottante ». En 1853, les ouvriers de chez SCHLUMBERGER venaient de Grentzingen, Oberdorf, Waldighoffen, Steinsoultz, Riespach, Durmenach et Werentzhouse.

Au milieu du 19ème siècle, peu avait changé et dans un rapport, le contrôleur des contributions directes d’Altkirch, désigna l’habitant de la vallée de l’Ill, comme paresseux et intempérant : « Ses habitudes sont dispendieuses en égard à la faiblesse de ses ressources. Plein de vanité, il aime acheter, toujours sans s’occuper jamais des moyens de s’acquitter envers ses créanciers. Aussi, cet état de choses le force-t-il, le moment de l’échéance venu, à des emprunts onéreux qui achèvent la ruine d’une fortune primitive déjà délabrée par des mœurs dissolues. Les villages les plus misérables de cette vallée sont Grentzingen, Oberdorf, Waldighoffen et Steinsoultz dont la population ne trouve son existence que dans la contrebande et la mendicité. Cette misère provient à la fois de la paresse des habitants et de la contrebande à laquelle bon nombre d’entre eux se livrent dès l’enfance ».
N’était-il pas trop dur ce contrôleur, dans son jugement envers une population à laquelle le gagne-pain manquait ?

Contrairement à Oberdorf et Durmenach, villages de forte concentration d’israélites, les habitants de Waldighoffen, Roppentzwiller et Steinsoultz étaient en majorité catholique. En 1840, Durmenach comptait 522 habitants juifs et Oberdorf 200. Lorsque la Révolution éclata en 1848, il y eu un soulèvement des paysans de la région. On sait qu’à Durmenach, 75 demeures furent anéanties et une personne tuée. A Oberdorf, 14 maisons furent dévalisées. Malgré la participation d’habitants des trois communes au « Judàrumpel », leur nombre était moins important ; on ne trouve pas de traces de poursuite comme à Oberdorf et Grentzingen où les deux communes, suite à une action judiciaire, furent condamnées à payer la somme énorme de 154 000 F de dommages-intérêts.

L’instruction primaire était à la charge des communes et vu leur manque de ressources, on s’imagine aisément l’état des locaux où un seul instituteur enseigna l’ensemble de la jeunesse du village dans une classe unique ; 120 élèves en 1833 à Waldighoffen, 104 élèves dans une salle de classe de 27m² à Roppentzwiller en 1837. Les élèves n’étaient certainement pas assidus, car il aurait été impossible d’accueillir ce nombre dans une pièce aussi exiguë.

Au milieu du siècle, une cinquantaine d’artisans et commerçants y payaient patente. Outre les professions du bâtiment et de l’alimentation, il y avait un sabotier à Steinsoultz et un fabricant de pelles en bois à Waldighoffen.

En raison de la pauvreté, Waldighoffen perdit entre 1851 et 1856, 50 personnes dont la moitié émigrèrent en Afrique du Nord et en Amérique. Dans la même période, Steinsoultz signale la diminution de la population de 13 sujets.

A la deuxième moitié du siècle, la grande industrie commençait à se développer. En 1855, le tissage SCHLUMBERGER-STEINER de Roppentzwiller comptait environ 200 ouvriers pour monter à 500 au début de 1870. En 1856, Emanuel, Jacques et Gabriel LANG ainsi qu’un nommé BLOCH, tous les quatre de Durmenach achetaient l’ancien moulin à eau de Waldighoffen et installaient un tissage. Les débuts étaient difficiles et Emanuel LANG continuait seul avec ses fils pour développer cette entreprise qui comptait en 1870, 550 métiers occupant 300 personnes.

La population était mieux à l’aise et les industriels participaient financièrement aux besoins de la Commune.

Malheureusement la guerre de 1870 devait changer la situation pour Waldighoffen. Avec l’annexion de l’Alsace à l’Allemagne en 1871, les LANG, suivant l’exemple d’autres industriels, quittaient le Sundgau pour s’établir au-delà des Vosges. L’usine fut fermée jusqu’en 1890.

A la fin de l’année 1883 et durant l’année 1884, la population de Waldighoffen fut durement éprouvée par une épidémie de Typhus due à la pollution de l’eau. En 1884, 172 personnes furent touchées par ce fléau. L’abbé Grégoire DITNER, qui avait étudié la médecine, s’occupa du traitement des malades dont les plus atteints étaient logés dans les salles d’école, transformées en hôpital. L’industriel SCHLUMBERGER de Roppentzwiller, chez lequel beaucoup de villageois étaient occupés, faisait venir des sœurs gardes-malades à ses frais. C’est aussi lui qui finançait en partie les quatre nouvelles fontaines.

Avec la construction de la ligne de chemin de fer Altkirch-Ferrette, inaugurée le 4 janvier 1892, les deux industries ne faisaient que s’accroître. A la fin du siècle, l’usine SCHLUMBERGER-STEINER occupait 1200 ouvriers et l’usine « Les Fils d’Emanuel LANG » 470.

Une politique sociale avant-gardiste : création d’une crèche

Les industriels pratiquaient une politique sociale paternaliste qui a marqué l’aspect des deux localités ; constructions de logements pour les ouvriers, crèches pour les enfants, réfectoires d’entreprises.
En effet, une crèche fut construite vers 1900 par la maison SCHLUMBERGER-STEINER sur les hauteurs de la Commune, à la lisière de la forêt. Celle-ci recevait une quarantaine d’enfants des ouvriers de la commune et des environs. Les bâtiments les plus importants construits au service des habitants sont bâtis pendant l’occupation allemande de 1870 à 1914.

Le début du 20ème siècle.

Au début du 20ème siècle, l’industrie SCHLUMBERGER-STEINER et Cie installée sur le site de l’ancienne papeterie emploie à elle seule plus de 700 ouvriers pour 1300 métiers à tisser. De nombreux bâtiments sont construits ou transformés afin de recevoir les nombreuses familles d’ouvriers.

Le début du siècle était également marqué par le projet de construction de la ligne de chemin de fer St Louis-Waldighoffen, mais les travaux du tronçon Steinoultz-Waldighoffen ne commencèrent qu’en 1914 et la ligne fut ouverte à la circulation en 1920.

En 1912, une compagnie d’électricité construisait une centrale électrique à Waldighoffen qui fut l’artisan de l’électrification de toute la partie occidentale du Sundgau.

Le 3 août 1914, l’Allemagne déclare la guerre à la France. Les hommes valides sont mobilisés et dès le 5 août les hostilités commencèrent ; une patrouille française endommagea la centrale électrique de Waldighoffen et exécuta des actes de sabotages à la gare. En 1915, le front se stabilisa sur la ligne Feldbach-Bisel-Carspach et les installations militaires à Roppentzwiller et Waldighoffen furent souvent la cible de l’artillerie française et la population dut se réfugier dans les caves. Nombreux citoyens sont tombés sur les champs de bataille en Europe ; 19 de Steinsoultz, 14 de Waldighoffen et 6 de Roppentzwiller.

Depuis 1936, en raison du réarmement intensif allemand, une partie de la ligne Maginot, allant de Hésingue par Stetten, Muespach-le-Haut à Raedersdorf, fut construite. Les ouvrages : casemates et fortins étaient presque uniquement destinés à abriter les troupes d’infanterie. Pour épauler cette ligne face au Fort d’Istein en Pays de Bade, dès avril 1939, la construction d’épis de chemin de fer commença de part et d’autre de Steinsoultz pour recevoir des batteries d’artillerie lourde.

Après la déclaration de la guerre en 1939 et durant l’hiver, de nombreuses unités étaient en cantonnement dans nos villages. Pendant cette période, aucun incident particulier n’était à signaler sauf la canonnade d’une batterie de DCA à l’approche d’avions ennemis. Dans la nuit du 10 au 11 juin 1940, après minuit, les 3 canons de Steinsoultz tiraient 24 coups en l’espace de 4 heures en direction des villages de Binzen et Haltingen. Le 12 juin, les tirs sont repris et à Haltingen (Bade) 100 maisons brûlaient et d’autres étaient endommagées. Par le feu de ces pièces lourdes (un obus pesait 506 kg) les vibrations causaient de nombreux dégâts aux maisons. A partir du 13 juin, les canons du 372ème RALVF se repliaient. Les Allemands ayant repéré la position des batteries françaises à l’aide de deux avions de reconnaissance, tiraient à leur tour. C’est le village de Steinsoultz qui eu le baptême du feu, une maison reçut plusieurs obus et fut démolie.

Mi-juin, l’armée française se replie et fait sauter les ponts. Celui de Waldighoffen causa moins de dégâts, le retrait de la moitié de la charge a pu être obtenu grâce à l’intervention d’un habitant. A Steinsoultz, la destruction des 2 ponts a soufflé deux maisons et endommagé un grand nombre de demeures. C’est à Roppentzwiller que le dynamitage du pont de l’Ill a causé le plus de dégâts matériels et la mort d’une personne.

L’occupation et l’ère des Nazis, avec son cortège de brimades devaient commencer par la propagande anti-française et la germanisation de l’administration. Une lourde menace vint planer sur nos jeunes : l’enrôlement de force dans l’armée allemande. Le bilan de guerre était lourd pour les trois villages : 165 incorporés, 131 déportés ou internés, 64 morts, 7 victimes civiles et une centaine d’évadés.

Après la guerre, le développement des deux usines de textiles et l’implantation de petites industries, le développement de certains ateliers artisanaux et de commerces, contribuaient à l’évolution des trois communes.

Malgré les crises et les guerres, l’industrie de textile SCHLUMBERGER-STEINER et Cie frappée par les hausses des prix de la matière première (400 %) continua ses activités jusqu’en 1963, date où celle-ci est rachetée par les établissements Lang qui la transformèrent en tissage de fibres synthétiques. L’entreprise WIFOR rachète l’entreprise en 1973 et emploie aujourd’hui près de deux cents personnes.

Et aujourd’hui ?

En 2000, ce paisible village sundgauvien comprend 304 logements, dont 32 sont déclarés vacants (10.5%). 135 logements ont été construits après le deuxième guerre (44.4% pour 65% sur le reste du département), ce qui implique que le bâti est relativement ancien, et vieillissant vu le nombre important de bâtiments vacants.
En terme d’exploitation forestière et agricole, le ban s’étend sur 415 ha dont 143 ha de surface boisée (64 ha de forêts privées et 79 ha de forêt communale).

Au niveau démographique, la population est certes stagnante vers la fin des années 1990 en raison des départs d’administrés que les naissances ou arrivées ne sont pas toujours parvenues à compenser. Le solde naturel, qui est la différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès enregistrés au cours d'une période, passe d’une tendance quasi nule, oscillant entre léger déficit et petite progression, posait bien sûr la question du renouvellement de la population. Celle-ci n’a plus lieu d’être au jour d’aujourd’hui.
En effet, la pyramide des âges présente une dynamique positive de la population puisque elle est jeune. Le début des années 2000 a vu le nombre des naissances accroître considérablement et l’année 2006 a enregistré pas moins de 17 naissances !!
Ce dynamisme se traduit également par une vie associative locale très animée par ses nombreuses associations.

Bibliographie :

Annuaire de la Société d’Histoire Sundgauvienne 1972 – 1975 - 1977
Archives municipales de Roppentzwiller et Steinsoultz
Archives paroissiales de Roppentzwiller et Steinsoultz
Archives de l’évêché de Strasbourg
Minéry R : Waldighoffen, l’histoire d’un village sundgauvien, 1978
Muller R. : Anthologie des Compositeurs de Musique d’Alsace 1970
Renseignements recueillis auprès des familles Baeumlin, Biery et Grienenberger Sitzmann E.
Speklin R : Roppentzwiller, un village privilégié du haut-Sundgau « L’Alsace » du 4.9.1972.
70ème Anniversaire de la CMDP Waldighoffen – Steinsoultz – Roppentzwiller 1912-1982
Inventaire sélectif du bâti ancien de la Commune de Roppentzwiller Volume I et II (étude réalisée par Denis Valette et Gigi Danilovic de « Maison Paysanne d’Alsace » - 2001
 
 

 

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